à la Une

Bienvenue

 

Bonjour !

Vous avez parcouru le chemin et vos pas vous ont conduit jusqu’ici.

Poussez la porte de cet espace que, je l’espère, vous trouverez chaleureux et accueillant ; installez-vous confortablement, imprégnez-vous de cette ambiance conviviale, parfumée de mes textes nés de mon imagination.

En vous souhaitant une agréable lecture, je vous laisse déguster mes écrits avec une tasse de café, de thé ou de chocolat chaud, des petits biscuits ou toute autre gourmandise à votre choix.

Jocelyne

Sorpion

© Blog sous licence Copyright

Par propriété exclusive de l’auteur (Jocelyne B.), la copie et les utilisations partielles ou totales de son travail sont interdites, conformément aux articles L.111-1 et L.123-1 du code de la propriété intellectuelle.

Tous droits réservés.

Les œuvres ne peuvent être distribuées, modifiées ou exploitées sans autorisation de l’auteur (Jocelyne B.).

Plume

Pour faciliter votre promenade, vous pouvez consulter le sommaire mis à votre disposition.

 

 

 

Sorpion

Publicités

Le mal de toi

 

 

J’ai écrit ce texte en octobre 2017, dans le cadre d’un défi.

Enoncé du défi : “Choisissez une chanson que vous aimez bien puis, avec les paroles, créez une histoire, une poésie, peu importe. Vous pouvez changer les paroles de la chanson mais ça doit avoir un rapport.”

 

Mon choix de chanson : “Tout donné, tout repris” de Mike Brant

 

Barre de séparation-01

 

 

Il fait soleil. Pourtant, Magali a froid. Rien ne peut atténuer cette ère glaciale qui l’a envahie depuis le départ de Vittorino.

Telle une automate, Magali va, vient, tourne en rond, perdue sans lui. La journée s’étire, interminable. Dans la maison des jours heureux, le grand silence n’en finit pas. Cette villa au bord de la plage, désormais vide, devait être leur havre de paix ; elle n’est plus que le symbole d’une solitude insoutenable.

Le cœur de la jeune femme saigne au souvenir de leur bonheur, de leurs éclats de rire, de leurs plaisirs charnels. Dans les yeux verts de Vittorino, elle lisait tellement d’amour… Hélas, ce sentiment est si fragile !

Elle s’effondre sur le lit, ce grand lit qui a connu tant de délicieux et ardents ébats, dans lequel leurs corps brûlants vibraient à l’unisson. Ils s’endormaient et s’éveillaient blottis l’un contre l’autre. Magali sourit tristement à la pensée de leurs tendres réveils coquins.

Malgré le somnifère avalé, elle ne parvient pas à trouver le sommeil. Elle ressasse, gesticule, cherchant une position. Seule dans la nuit, l’angoisse la saisit. Et Vittorino n’est pas là pour la rassurer.

« Tu m’as tout donné, tu m’as tout repris, et je n’ai plus rien, que le mal de toi » résonne en boucle dans le cœur tourmenté et glacé de la jeune femme.

A bout, elle se relève, s’approche de la fenêtre, contemple pensivement la mer qui vient lécher le sable fin de la plage.

Les saisons passeront, un nouvel été reviendra, mais pour Magali, il neigera toute sa vie. Vittorino a emporté la chaleur avec lui à tout jamais.

 

 

(14 octobre 2017)

 

 

Sorpion

Bonheur(s) éphémère(s)

 

 

J’ai écrit ce texte en septembre 2017, dans le cadre d’un défi.

Enoncé du défi : Ecrire à propos de votre ressenti sur l’amour

 

Barre de séparation-01

 

 

« L’amour n’est que souffrance ! » Tel était le constat que formulait Lydie au crépuscule de sa vie.

Bercée par les contes de fées de son enfance, par les romans fleur bleue de son adolescence, elle avait cru à ces fadaises, rêvé au Prince Charmant, à l’amour toujours… Hélas, la réalité s’était avérée très éloignée de ce schéma idyllique !

Lydie avait aimé trois hommes : Jérôme, Marc et Gaëtan. Chacun d’une manière différente mais intensément, passionnément. Jérôme, son premier amour, celui auquel, timidement, gauchement, elle avait offert sa virginité. Un an plus tard, le jeune homme préférait découvrir d’autres horizons, butiner d’autres pétales, goûter d’autres nectars, laissant une Lydie anéantie. Premier amour, premier chagrin.

Quelques années plus tard, il y avait eu Marc, le grand amour de sa vie. En un seul regard, par son sourire enjôleur, Lydie avait été séduite. Entre eux, la passion. Passion dévorante. Tourbillon incessant. Valse endiablée. Lydie avait été heureuse, réellement heureuse. Malheureusement, nul n’était maître de son destin et celui-ci avait décidé que le bonheur n’était pas pour elle. Au bout de deux ans de bonheur absolu, la Grande Faucheuse avait frappé, emportant Marc dans un monde inconnu. Un monde dans lequel Lydie avait souhaité rejoindre son bien-aimé. Mais la mort n’avait pas voulu d’elle.

Terrassée par la disparition de Marc, obsédée par ses souvenirs, Lydie avait cloîtré son cœur. Quelques aventures sans lendemain, sans s’investir. Refus des sentiments. Aimer ? Pour quoi faire ? Souffrir encore ? Non merci !

Et puis, au moment où Lydie ne s’y attendait plus, où elle pensait son cœur à l’abri, Gaëtan avait débarqué. Un regard de braise et un sourire charmeur qui la ramenaient des dizaines d’années en arrière. En un tournemain, Gaëtan avait, naturellement et sans arrière-pensée, apprivoisé Lydie. Elle s’était de nouveau sentie femme dans ses yeux, dans ses bras. La vie lui donnait une nouvelle chance. Lydie l’avait saisie, se jetant dans cette tornade avec passion. Sans appréhension. Gaëtan comblait ses manques, satisfaisait ses fantasmes, lui rendait son amour au centuple. Simultanément, il lui apportait confiance et apaisement. Elle l’idéalisa, s’attacha de plus en plus. Malheureusement, Gaëtan n’était pas libre et ne sut comment gérer la situation. Il choisit la fuite. Lydie sombra et emmura définitivement son cœur. Dernier amour, et encore de la douleur.

« L’amour n’est que souffrance ! »

Certes… Cependant, Lydie aurait-elle pu vivre sans amour ? Quelle aurait été son existence sans ces trois hommes ? Elle préférait ne pas le savoir. Car, en dépit de ses chagrins successifs, elle remerciait le ciel d’avoir mis Jérôme, Marc et Gaëtan sur son chemin, de lui avoir permis d’aimer et d’être aimée. Des bonheurs éphémères mais ô combien délicieux ! Chacun de ces hommes était ancré en elle, tel un tatouage indélébile. Des souffrances, oui, mais aucun regret ! Si c’était à refaire, elle resignerait sans hésiter. En effet, au plus profond d’elle-même, elle le savait : « Quand on aime, on prend un risque. Celui de souffrir. Mais peu importe les conséquences, peu importe la durée, il est doux d’aimer et d’être aimée ! »

 

 

 

(1er  septembre 2017)

 

Sorpion

La belle endormie

 

J’ai écrit ce texte en septembre 2017, dans le cadre d’un défi.

Enoncé du défi : Choisissez un tableau de votre choix et racontez une courte histoire qui s’est, selon vous, passée dans le tableau (tel un cliché, un instant).

 

Mon choix de tableau : Sleeping de Konstantin Razumov

 

Barre de séparation-01

 

 

Je contemple cette femme alanguie, sa peau laiteuse offerte aux rayons du soleil. Elle semble si fragile que mon cœur se serre. Qu’elle est belle, ainsi abandonnée ! Ses traits fins et délicats, son petit nez en trompette, ses lèvres rouge passion, sa gracieuse silhouette me troublent.

Tel un aimant, sa poitrine dénudée m’appelle. Hypnotisé, je brûle d’envie de la caresser, de l’embrasser, de descendre lentement le long de son corps en déposant un chapelet de tendres baisers, de faire glisser son déshabillé rose afin de goûter sa perle nacrée.

Je me retiens, de peur de l’effrayer. Je veux encore profiter de ce tableau idyllique qu’elle livre innocemment à mon regard. Dort-elle vraiment ou fait-elle semblant ? Que ne puis-je deviner ses rêves ou ses pensées en cet instant précis !

Mon corps la réclame. Je n’ai jamais autant désiré une femme. Elle est ma vie, mon essence, ma déesse.

La belle ouvre enfin les yeux et, avec un sourire espiègle, demande :

— Qu’attends-tu pour m’embrasser, mon amour ?

 

 

 

(28 septembre 2017)

 

Sorpion

Un homme blessé

 

 

En manque d’inspiration, Eglantine surfe sur le net, à la recherche d’un article dont lui a parlé une amie. Soudain, elle tombe sur une photo en noir et blanc qui, immédiatement, fait tilt dans son cerveau. Elle l’enregistre, la contemple rêveusement, laissant vagabonder son imagination. Puis la romancière ouvre un document vierge sous Word et commence à saisir les mots qui déferlent de son esprit.

 

« Où est-elle ? Dans quels bras ? Que devient-elle ? »

Combien de fois Damien s’était-il posé ces questions depuis sa rupture avec Bettina ? Front collé à la vitre, main posée en éventail, le triste regard émeraude du trentenaire musardait tandis que la silhouette élancée de Bettina, ses seins pommelés et sa longue chevelure blonde se projetaient en filigrane.

 

« Oublie-la, c’était pas une nana pour toi !  » lui serinaient ses amis, l’enjoignant à sortir, à rencontrer d’autres femmes. En son for intérieur, il savait qu’ils avaient raison, qu’il devait la rayer de ses pensées, de son cœur, tourner la page, mais il n’y parvenait pas. On ne jetait pas si facilement une relation aux orties, aussi dévastatrice fut-elle.

 

Bettina ne lui avait apporté que peine et désillusion. Dès leur première rencontre, il aurait dû se méfier. Dans son entourage, elle était connue pour être une mante religieuse. Une dévoreuse de mâles. Pourtant, quand elle jeta son dévolu sur lui, Damien ne résista pas.

 

Au fil des jours, la jeune femme s’avéra insatiable. Du sexe, du sexe, et encore du sexe. Elle ne voulait que cela. Dans toutes les positions. Dans toutes les pièces et les recoins de la maison. Certes, Damien appréciait mais il aimait aussi le romantisme. Dîner aux chandelles, bains moussants et bougies parfumées, pétales de roses dans la baignoire, sur le lit, ou au sol, matins ou soirs tendresse. Tenir sa bien-aimée dans ses bras, pour l’unique plaisir de la sentir contre lui, d’effleurer sa peau, de savourer l’instant présent, le bonheur d’être deux. Des plaisirs que lui refusait Bettina. Damien voulait lui faire l’amour, s’attarder sur les préliminaires. Bettina ne voulait que baiser.

 

La réputation de cette dernière n’était pas usurpée. Damien en fit la sinistre constatation lorsqu’elle se mit à sortir sans lui. Quand elle revenait, encore imprégnée de l’odeur de sexe, nullement habitée de scrupules, elle lui narrait ses frasques. Alors qu’il n’aspirait qu’à se boucher les oreilles, elle le forçait à écouter. Avec moult détails scabreux, Bettina racontait ses orgies, avivant de jour en jour la détresse de son compagnon.

 

« Fuis-la avant de sombrer !  » lui conseillait la voix de la raison. Mais Damien refusa d’entendre cette mise en garde. Intérieurement, il espérait que Bettina changerait, que son amour pour elle suffirait à la ramener à un comportement moins débauché.

 

Un soir, elle le traîna à l’une de ces sauteries. Sous ses yeux, elle s’offrit à d’autres, le défiant avec mépris. Il comprit alors et déserta la villa dans laquelle sa compagne s’adonnait à des plaisirs qu’il n’approuvait pas.

 

Lorsque Bettina rentra, elle trouva sa valise dehors, devant la porte. Elle tenta de pénétrer dans la maison mais Damien avait laissé la clé dans la serrure. Elle tambourina. Malgré la tentation de céder, le jeune homme se montra inflexible. Bettina empoigna son bagage en vociférant des insultes et disparut.

 

« M’a-t-elle seulement aimé ? »

 

Une sensation de froid envahit Damien qui s’éloigna de la fenêtre ; des larmes perlaient le long de son visage.

 

En apposant le point final à cette nouvelle, Eglantine éprouve un sentiment mitigé. Satisfaction de l’avoir terminée et tristesse pour son personnage masculin. Mais après tout, les femmes n’ont pas le monopole des chagrins d’amour, des ruptures, des rencontres décevantes. Les hommes aussi sont sensibles et capables d’éprouver de véritables sentiments, susceptibles d’être malheureux, parfois inconsolables. Les hommes ont des peines, des désillusions ; ils pleurent… tout comme les femmes. Et les larmes d’un homme sont si belles et si émouvantes !

 

 

 

(25 septembre 2017)

 

 

Retrouvez d’autres nouvelles d’Eglantine

dans la catégorie “Le recueil d’Eglantine”

 

Sorpion

Complicité

 

J’ai écrit ce texte en février 2017, dans le cadre d’un défi.

Enoncé du défi : Le but est de choisir un mot, le plus simple qui soit, un mot qui vous inspire et vous touche, et d’écrire un texte (pas trop long) autour de ce mot.

 

Barre de séparation-01

 

 

A la lecture de l’énoncé du défi, plusieurs mots me sont venus à l’esprit. J’ai choisi de retenir complicité.

Quoi de plus merveilleux que la complicité entre deux êtres ? Un lien si fort, une entente, une connivence, une complémentarité.

Il n’est parfois nul besoin de parler ; d’un simple regard, un simple sourire, l’autre devine, comprend.

Partager des fous rires ou des éclats de rire qui n’appartiennent qu’à nous.

Pouvoir s’ouvrir à l’autre en toute liberté, sans crainte d’être jugé.

Poser sur lui un regard bienveillant.

Partager des moments de joie, de bonheur, mais aussi nos larmes, nos peurs, nos douleurs, et savoir que l’autre, par sa simple présence, saura nous rassurer, nous apaiser.

Découvrir la complicité dans la tendresse, l’amour, la connaissance de l’autre.

La complicité ne se commande pas ; elle s’installe naturellement, sans contrainte.

« La peur appelle la résistance ; la complicité appelle la confiance. » (Lise Harou)

« Tendre est la nuit qui conduit à la complicité des corps enlacés. » (Jean Gastaldi)

 

 

 

(18 février 2017)

 

Sorpion

Ce sont eux qui décident…

 

J’ai écrit ce texte en février 2017, dans le cadre d’un défi.

Enoncé du défi :

Briser le quatrième mur se dit au théâtre ou au cinéma lorsque la situation sort de la fiction pour s’adresser directement au public, et ainsi le faire sortir du monde merveilleux (ou pas) dans lequel il était immergé : c’est l’irruption du réel dans une représentation.

Et de votre côté ?

Que se passerait-il si, subitement, au beau milieu d’une scène, votre personnage prenait soudainement conscience de n’être que le pion de son auteur ? Que se passerait-il s’il décidait de ne plus coopérer, de résister, voire de renverser son auteur ?

C’est à vous de le découvrir : écrivez un texte, et laissez le personnage explorer les rouages de la fiction que vous, auteur, tentez de lui imposer.

 

Barre de séparation-01

 

 

— Tu ne peux pas écrire une telle histoire ! se rebiffe Thibault.

— Pourquoi ? interroge l’auteur.

— Parce que l’homme que tu décris n’existe pas !

— En es-tu sûr ?

— Bien sûr ! Aucun homme ne tomberait amoureux de Ruby au premier regard !

— Et pourquoi donc, Monsieur le séducteur ? s’enquiert le personnage féminin.

— Parce qu’un homme préférera toujours une belle femme à une femme…

— Je t’écoute, vas-y, dis ce que tu penses !

— Je veux pas te blesser, Ruby, mais avoue qu’entre Suzel et toi, y a pas photo ! Un homme se tournera immanquablement vers la première.

— C’est ce que tu ferais, toi ?

— Je… je sais pas…

— Ah, tu vois, tu hésites !

— Je… je… j’avoue que…

Attendrie, l’auteur contemple ses personnages en train de se disputer à propos de la scène qu’elle vient d’écrire.

— Que quoi, sombre macho ?

— Je ne suis pas macho ! J’aime les femmes, je les respecte…

— Je te l’accorde, tu n’as rien d’un macho, mais pourquoi en fréquentes-tu autant ?

— Je cherche la femme, la vraie, celle qui me fera vibrer, qui me fera renoncer à mon célibat.

— Et pour toi, elle doit obligatoirement être belle ?

— Euh… Bah…

— Ce que tu peux m’énerver avec tes hésitations ! C’est oui ou c’est non ?

— Bah… En fait, je ne me suis jamais posé la question…

— Parce que tu ne vois que l’extérieur. Tu ne cherches pas plus loin.

— Je le reconnais… Cela étant, aucune de mes relations n’a duré.

— Et tu ne t’es jamais demandé pourquoi ?

— Parce que je n’éprouvais aucun sentiment pour elles.

— Pourquoi ? Cherche ici, au fond de ton cœur, réplique Ruby en appuyant son doigt sur le côté gauche du thorax de Thibault.

Le beau brun observe la jeune femme. Il se dégage d’elle un tel naturel qu’il en est troublé. N’aurait-elle pas raison ? N’a-t-il cherché, à travers toutes ses conquêtes, qu’une beauté physique ? Est-ce pour cette raison qu’il ne s’est jamais attaché à aucune ? Ruby le bouleverse plus qu’il ne veut se l’avouer. Il devine en elle tout ce qu’au fond de lui, il a désiré sans jamais le trouver auparavant.

— OK, j’avoue ! Je n’ai jamais ressenti ce p’tit truc qui me ferait chavirer ! Toi, tu es apparue et… et je n’ai vu que toi. Tu possèdes ce truc en plus que n’ont pas les autres.

Puis se tournant vers l’auteur, Thibault ajoute :

— Je ne voulais pas me l’avouer mais oui, je suis tombé amoureux de cette femme au premier regard en la voyant avec mes yeux d’homme. Elle m’a immédiatement électrisé avec son charme naturel. Ecris cette histoire. Elle est magnifique !

 

 

 

(19 février 2017)

 

Sorpion

Premiers balbutiements

 

 

J’ai écrit ce texte en février 2017, dans le cadre d’un défi.

 

Enoncé du défi : Le rapport entre l’écrivain et son lecteur est un sujet passionnant. Le but est donc d’écrire sur ce thème. La seule contrainte est que votre texte doit obligatoirement comporter deux personnages : un écrivain et un lecteur.

 

 

Barre de séparation-01

 

 

De Thessalia à Sebastian

 

Cher Sebastian,

Vous permettez que je vous appelle Sebastian ?

J’ai lu toutes vos œuvres parues à ce jour et j’ose enfin vous écrire pour vous témoigner mon admiration.

Si j’aime toujours autant votre style, votre premier roman érotique “Baisers fougueux” reste mon préféré. Vos mots, si sensuels sous votre plume, semblaient m’être personnellement adressés. Albano, votre personnage masculin, vous ressemble-t-il ? Avez-vous rencontré votre Isabella ?

Bien à vous,

Thessalia

 

***

De Sebastian à Thessalia

 

Chère Thessalia,

Votre prénom est une caresse sur mes lèvres. Permettez-vous que je l’utilise pour l’un de mes prochains personnages féminins ?

Je suis flatté de l’intérêt que vous portez à mes romans. Même si je ne prétends pas être la plume du siècle, il est toujours plaisant, pour un auteur, de savoir qu’il a un public réceptif, à plus forte raison un public féminin aussi charmant que vous.

Dans “Baisers fougueux”, je suis Albano. Isabella n’existe que dans mon imagination. Elle est la femme que je rêve de rencontrer. Peut-être est-ce vous, Thessalia ?

Tendrement,

Sebastian

 

A la réception de cette lettre, le corps de Thessalia tressaillit de frissons délicieux. Elle ne connaissait Sebastian qu’à travers ses livres et déjà, il la faisait vibrer… Elle se secoua, se traita de folle. Toutefois, l’idée que l’auteur et la lectrice qu’elle était pouvaient tisser une histoire à travers les mots de Sebastian lui plaisait. Répondrait-elle ? Elle devait réfléchir.

 

 

 

(13 février 2017)

 

Sorpion